Tsogtgerel & Ganzorig

chants diphoniques de Mongolie


Musiciens

Tsogtgerel Tserendavaa – chant de gorge, khöömii, vièle morin khuur, flûte tsuur
Ganzorig Nergui – chant de gorge, khöömii, luth tovshuur, vièle morin khuur

Tsogtgerel Tserendavaa et Ganzorig Nergui représentent deux pratiques distinctes de la tradition du chant diphonique khöömii en Mongolie. Si Tsogtgerel a su assimiler la tradition des steppes de l’Altaï avec le modèle académique d’Ulaanbaatar à travers un chant diphonique très puissant au large registre harmonique, Ganzorig, autodidacte, combine une synthèse des styles mongol et touva à merveille. Ils se retrouvent tous deux dans l’interprétation des chants de louanges magtaal mêlant chants de gorge et chants diphoniques, accompagné de leurs luths tovshuur et leurs vièles à tête de cheval morin huur.


Références :

En duo : Musée de la Castre, Cannes, Musée de Bibracte
Avec l’ensemble Voix-Nomades Sardaigne-Mongolie : festival de Fès des musiques sacrées du monde, festival Les Orientales, festival Les Détours de Babel, Ravenna festival, Førde folk music festival, Crossroads festival...

Biographies

Tsogtgerel Tserendavaa

Né en 1990 une année du cheval à Chandman, c’est dans le cadre de la vie pastorale de l’Altaï que Tsogtgerel reçoit l’enseignement de son père Tserendavaa par l’écoute, l’imprégnation et l’imitation. Tsogtgerel commence son apprentissage du khöömii à l’âge de 13 ans. Nomadisant 5 à 6 fois par an entre le Mont Jargalant Altaï et le lac Khar Nuur, c’est en gardant le cheptel familial que Tsogtgerel maîtrise rapidement les techniques de chants diphoniques de son père. Dès l’âge de 16 ans, reconnu jeune virtuose par sa communauté, sa famille l’envoie à l’Université d’Art et de Culture d’Ulaanbaatar apprendre le khöömii avec un autre maître, Odsüren Baatar. Tserendavaa souhaitait que son fils aille au-delà de son enseignement pour enrichir sa pratique, mais surtout obtenir un diplôme de diphoneur professionnel pour lui assurer une belle carrière. Tsogtgerel est aussi joueur de vièle morin khuur, des flûtes limbe, tsuur et des guimbardes. Il apprend d’abord la vièle avec son père, puis avec Duvshin, l’un des derniers professeurs de cet instrument à avoir conservé le style de jeu de l’Ouest de la Mongolie. Tsogtgerel travaille actuellement comme diphoneur dans l’ensemble académique national de musique et de danse au Théâtre Dramatique d’Ulaanbaatar. Malgré son intense activité de soliste, il est invité régulièrement en Mongolie-Intérieure (Chine) pour enseigner le khöömii.

Discographie Tsogtgerel

  • Tserendavaa et Tsogtgerel : Chant diphonique de l’Altaï mongol (RN01, Coulaines : Routes Nomades, tirage épuisé, limité à 400 exemplaires, 2006)
  • Tserendavaa & Tsogtgerel, chants diphoniques de l'Altaï mongol (3017742, Paris : Buda Musique, coll. Musiques du monde, 2008)
  • Ts. Tsogtgerel, Mongolian Throat Singing (Ulaanbaatar : autoproduction, 2010)

Ganzorig Nergui

Né en 1974 une année du tigre à Zuunkharaa dans la région de Selenge, il réside actuellement à Ulaanbaatar. Autodidacte, Ganzorig commence par apprendre la vièle morin khuur. Des opportunités pour jouer à l’étranger se présentent rapidement. Son intérêt se porte laors vers le khöömii, qu’il apprend en écoutant les maîtres diphoneurs Sundui et Ganbold à la radio, en les imitant jusqu’à parvenir au meilleur résultat. Après avoir maîtrisé les deux styles principaux, il se spécialise dans l’interprétation et la composition des chants de louanges magtaal. Il s’accompagne du luth tovshuur, de la vièle morin khuur, joue de la guimbarde en bambou khulsan khuur et de la flûte tsuur. Ganzorig travaille ponctuellement avec le théâtre et l’ensemble de Zuunkharaa. Depuis 1996, son activité principale dans l’ensemble Altaï-Khangaï l’amène à jouer dans de nombreux pays : quatre ans de résidence en Allemagne, trois ans en Hollande, et des concerts ponctuels en France, USA, Suisse, Autriche et Maroc. Tourné vers la composition à partir du matériau traditionnel, avec de nombreuses innovations apportées au khöömii, son approche originale combine les styles mongols et touva à merveille.

Discographie Ganzorig
avec Altaï-Khangaï

  • Gone with the wind. Songs of mongolian steppes (WTE CD 002, Amsterdam : Window to Europe, 1998)
  • Naariits Bïïlye, Let’s Dance. Mongolian khuuryn tatlaga (PAN 2061, Leiden : Pan Records, Ethnic Series, 1999)
  • Melodious Tree (AKA09001, Ulaanbaatar : autoproduction, 2000)
  • Naadam (Ulaanbaatar : autoproduction, 2006)
  • Öngöd (COTE Paris : Buda Musique/Full Rhizome, 2013)

avec Dörvön Berkh
Dörvön Berkh, Four Shagai Bones, Masters of Mongolian Overtone Singing (PAN 2100, Leiden : Pan Records, Ethnic Series, 2010)

en solo
ajouter ref dernier CD Gamsi


Concert disponible dans le cadre des tournées de l’ensemble Voix Nomades Sardaigne-Mongolie.


Textes : Johanni Curtet