Musicien

Batsükh Dorj :
chant, khöömii, vièle igil, luth toshpuluur, flûte shuur, guimbarde khomus

Tsengel, dernier village à l’ouest de la Mongolie. Dans les contreforts reculés du haut Altaï, Batsükh Dorj perpétue le khöömii (chant diphonique) dans sa communauté. Ce remarquable musicien maîtrise à merveille les différents styles diphoniques typiques des Touvas : khöömii (chant diphonique pressé), sygyt (chant diphonique sifflé), kargyraa (chant diphonique profond), ezenggileer (lit. « étriers »), et borbangnadyr (lit. « roulant »). Il nous chante sa culture nomade à travers montagnes et voyages, en imitant notamment les rythmes des chevaux et l’écoulement de l’eau.

Biographie

Batsükh est né en 1990 sur la commune de Tsengel, dans la province de Bayan-Ölgii en Mongolie. Initié par le maître Papizan Badar, il apprend le khöömii avec son frère ainé Bütemj, et à l’écoute des enregistrements. Il développe sa pratique à Touva au côté des fameux diphoneurs des ensembles Alash et Chirgilchin. Il en sort diplômé du collège de musique de la République Touva (Russie). Il maîtrise plusieurs techniques de khöömii, en styles mongol et touva : khöömii (chant diphonique pressé), sygyt (khöömii sifflé), kargyraa (khöömii profond), ezengileer, borbagnadyr ; le jeu de la vièle igil et du luth toshpuluur ; et la lutherie, apprise auprès d’Aldar Tamdyn. Batsükh participe à de nombreux festivals et concours des arts traditionnels, ainsi qu’aux concours nationaux et régionaux de khöömii.

Discographie

  • Une Anthologie du khöömii mongol (Buda Musique/Routes Nomades, 2017)


Références :
Opéra de Rennes, Opéra de Lille, Musée des Confluences (Lyon), Festival Le Détours de Babel, L’Alhambra et MEG, Genève (CH)…