Tsogtgerel solo

Jeune virtuose, à lui seul, Tsogtgerel Tserendavaa représente la tradition des steppes de l’Altaï, l’école de son père Tserendavaaa, et la pratique académique d’Ulaanbaatar d’Odsüren. La synthèse vocale et diphonique de ces deux grandes écoles du khöömii est impressionnante : un chant diphonique très puissant, au large registre harmonique. Le répertoire de ce solo revisite en diphonie les chants de louanges magtaal et chants longs urtyn duu, accompagné du luth tovshuur et de la vièle cheval morin khuur.


Musicien

Tsogtgerel Tserendavaa – chant, khöömii, vièle morin khuur, luth tovshuur, flûte tsuur


Références :
Avec son père Tserendavaa : festival Les Orientales, festival Les Escales, festival Le Rêve de l’Aborigène, Semaine de la Mongolie en Flandres, Musée des Arts Asiatiques de Nice, Palais des Congrès et de la Culture du Mans, Cité des Arts de Chambéry
En soliste sur le plateau « La route de Gengis Khan » au Théâtre de la Ville/Abesses en 2010 et 2013
Avec l’ensemble Voix-Nomades Sardaigne-Mongolie : festival de Fès des musiques sacrées du monde, festival Les Orientales, festival Les Détours de Babel, Ravenna festival, Førde folk music festival, Crossroads festival...

Biographie
Tsogtgerel Tserendavaa

Né en 1990 une année du cheval à Chandman, c’est dans le cadre de la vie pastorale de l’Altaï que Tsogtgerel reçoit l’enseignement de son père Tserendavaa par l’écoute, l’imprégnation et l’imitation. Tsogtgerel commence son apprentissage du khöömii à l’âge de 13 ans. Nomadisant 5 à 6 fois par an entre le Mont Jargalant Altaï et le lac Khar Nuur, c’est en gardant le cheptel familial que Tsogtgerel maîtrise rapidement les techniques de chants diphoniques de son père. Dès l’âge de 16 ans, reconnu jeune virtuose par sa communauté, sa famille l’envoie à l’Université d’Art et de Culture d’Ulaanbaatar apprendre le khöömii avec un autre maître, Odsüren Baatar. Tserendavaa souhaitait que son fils aille au-delà de son enseignement pour enrichir sa pratique, mais surtout obtenir un diplôme de diphoneur professionnel pour lui assurer une belle carrière. Tsogtgerel est aussi joueur de vièle morin khuur, des flûtes limbe, tsuur et des guimbardes. Il apprend d’abord la vièle avec son père, puis avec Duvshin, l’un des derniers professeurs de cet instrument à avoir conservé le style de jeu de l’Ouest de la Mongolie. Tsogtgerel travaille actuellement comme diphoneur dans l’ensemble académique national de musique et de danse au Théâtre Dramatique d’Ulaanbaatar. Malgré son intense activité de soliste, il est invité régulièrement en Mongolie-Intérieure (Chine) pour enseigner le khöömii.

Discographie Tsogtgerel

  • Tserendavaa et Tsogtgerel : Chant diphonique de l’Altaï mongol (RN01, Coulaines : Routes Nomades, tirage épuisé, limité à 400 exemplaires, 2006)
  • Tserendavaa & Tsogtgerel, chants diphoniques de l'Altaï mongol (3017742, Paris : Buda Musique, coll. Musiques du monde, 2008)
  • Ts. Tsogtgerel, Mongolian Throat Singing (Ulaanbaatar : autoproduction, 2010)